« Cette histoire ne parle (surtout pas) d’écologie »

Qui agit ? Qui raconte ? Ou comment les belles histoires façonnent une écologie bourgeoise.

Accessible à tous publics

Durée : environ 1h45

Formation : session 2019 scop l’orage, Grenoble (38)

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De quoi on parle alors ?

On y parle de l’importance des histoires dans la construction de nos identités,

On y parle de de musique traditionnelle et de mépris de classe,

On y parle de lutte des classes, entre romance et réalité,

On y parle de maintenant qu’est-ce qu’on peut faire,

On y parle de faux espoirs et d’optimisme,

On y parle de jouer et de s’amuser.

Synopsis :

Avec comme fil rouge sa pratique du violon, entre les cours au conservatoire et l’apprentissage de musiques orales et traditionnelles avec sa famille, Nat’ nous raconte comment il est devenu « écolo », puis sa prise de conscience que sa pratique de l’écologie pouvait laisser le champ libre à la montée des pensées d’extrême droites.

Après des études en rénovation énergétique des bâtiments, il déserte le monde du travail et décide de faire du journalisme indépendant, puis de la scène. Il devient ce qu’on pourrait appeler un jeune artiste militant bobo écolo. De désillusions en déprimes chroniques, Nat’ comprend pourquoi, ni dans le monde de la musique traditionnelle (qui se popularise avec les bals folk), ni dans les milieux «militants écolos », il ne trouve vraiment sa place. Pourtant, ces milieux partagent les mêmes valeurs que lui.

Cette conférence raconte comment les questions de luttes des classes ont été progressivement mises de côté. Comment les cultures populaires n’ont pas disparues, mais ont bien été effacées par une « mission civilisatrice ». Comment la culture dominante nous imprègne, le récit national façonne nos imaginaires et nous empêchent d’agir concrètement pour une société plus juste. Comment cette vision nous emmène malgré nous à penser l’écologie comme un aménagement de nos conditions de vies dans un monde capitaliste plutôt que d’un renversement de société et une redistribution des privilèges.

C’est grâce aux pratiques d’éducation populaires, notamment au sein d’une association qu’il a co-construit sur Grenoble qu’il trouve enfin sa place au sein d’une lutte écologiste qui ne dit pas son nom.

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